Les blessures infligées par un policier blanc à Jacob Blake, un afro-américain de 29 ans, qui risque de rester paralysé toute sa vie, ont réveillé une nouvelle horde de protestation dans les États-Unis. Ce vendredi, c’est au cœur de Washington que se sont rassemblés des manifestants pour crier haut à nouveau leur ras le bol.    

Les violents affrontements nés de la mort de Georges Floyd qui a été tué en mai dernier par un policier blanc, s’étaient essoufflés. C’est cette énième bavure policière qui a failli encore coûter la vie à un Noir qui a réveillé les manifestations.

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Leur message, ces manifestants le portent. Car les canaux spéciaux de leur transmission sont les slogans inscrits sur leur T-shirt :    « Black Lives Matter » ou « What will it take ? » ce qui signifie respectivement « La vie des Noirs compte » et « Que faudra-t-il ?»

Ils sont des milliers à avoir fait le déplacement. Venue de Cincinnati à 800 km de Washington, Gardner, âgée de 47 ans confie être arrivée au niveau du périmètre de protestation à l’aube. « Je suis arrivée avant 6 heures, je n’ai pas beaucoup dormi » a-t-elle énoncé avant de faire savoir le message particulier qu’elle aimerait faire passer : « je veux du changement »

« Cela fait trois cents ans qu’on attend l’égalité, techniquement, nous avons construit ce pays et nous sommes toujours traités de manière injuste», a renchéri Don Carlisle, un quinquagénaire venu tôt avec un groupe d’amis.

Cette manifestation appelée « Enlevez votre genou de nos cous », en référence aux derniers mots de Georges Floyd, tué le 25 mai 2020 à  Minneapolis par un policier blanc qui lui avait pressé le cou avec son genou a permis aux parents de Jacob Blake et de Floyd.

Il faut signaler que le policier blanc qui a tiré sur J. Blake est toujours en liberté et n’est pas inculpé pour le moment.

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