Le bilan après 60 ans d’indépendance au Sénégal particulièrement et dans la plupart des colonies françaises d’hier n’est pas du tout reluisant. Dans maints secteurs et surtout sur le plan de la santé, c’est de la grande désolation. Les centres de santé, les hôpitaux, les postes d’infirmerie, de médecins, de gynécologues, de sages-femmes, le matériel médical…ont été mangés par nos élus. Ils ont aussi été mangés par les institutions de Breton Wood tel que le FMI et la Banque Mondiale toujours avec nos élus à la table de dégustation.

Système de santé malade…

“Aimé Césaire a raison de nous dire « c’est de votre maigreur que ces messieurs sont gras ». Regardons bien le président Macky Sall, ses ministres, ses députés, ses Hcct, ses Cese, ses Cndt, ses chargés de missions, ses surfacturations, ses signatures, ses fonds politiques…c’est de leur grosseur que nos hôpitaux sont vides, pauvres, malades, agonisants…”, déclare M. Sagna.

Moyens…

Pour l’activiste, si les frontières n’étaient pas fermées, si le Sénégal n’était pas mis à l’index, beaucoup parmi ceux qui sont morts cette année 2020 ne seraient pas morts.

Eux ce sont ceux qui ont les moyens de partir ou de profiter d’un rapatriement sanitaire. Mais  si le Sénégal avait construit un système sanitaire national, démocratique, populaire, ils ne seraient pas morts et nos morts anonymes seraient encore en vie certainement. En tout cas, pas autant.

“En ce moment, il y a un an, j’étais en prison pour plusieurs raisons. L’une d’elles, avoir pointé du doigt le sabotage de notre système de santé”, rappelle l’activiste Guy Marius Sagna.

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